FROM THE CHRONICLES

Polly Ferman

Pianist

Polly Ferman

Sans la musique la vie serait une erreur”, disait Nietzsche, Polly Ferman, à la fois, pianiste mystérieuse et passionnée, couronnée par un titre prestigieux: “Ambassadrice de musique des trois Amériques”, se permet de colorer ces mots de nuances et subtilité verbales où le chemin est évidemment direct et encore plus impressionnant quand c’est elle qui joue avec des mains qui semblent voler, nettes et promptes et qui atteignent la profondeur des touches, pour atteindre la profondeur du son qui semble encadré des mouvements étincelants, vifs et volubiles et qui résonnent de vie… de la vraie vie.

Formidable parcours d’artiste exemplaire qui est née pianiste et qui triomphe partout par sa virtuosité, sa modestie des mœurs et des manières et son intelligence. Ce sont ses vertus de toujours qu’elle met au service de la musique de tout le temps de cette vie dont elle en est fière mais en gardant toujours cette modestie malgré sa carrière mondiale et météorique. Cette simplicité, cette tenue absolue, ce naturel est dans l’acte de sa grande virtuosité en ses moments fabuleux.

Peu de pianistes contemporains ont laissé parler le versant de leur sensibilité avec cette vibration bouleversante, lancinante et tendre à la fois et c’est pour cette raison que Polly Ferman restera ce qu’elle fut toujours : hors-norme, exceptionnelle, singulière, complète et irremplaçable du répertoire, « Tangos, Habaneras et Milongas » et qu’elle mérite bien ce fameux titre : « Ambassadrice de musique des trois Amériques ».

“Without music, life would be a mistake,”

“Without music, life would be a mistake,” Nietzsche said. Polly Ferman, the mysterious and passionate pianist, who holds the prestigious title of “Music Ambassador of the Three Americas,” allows herself to colour these words with nuances and verbal subtleties where the road is obviously direct and even more impressive when she plays with quick and sharp hands that seem to fly and reach the depth of the keys to attain the intensity of sound framed with sparkling, lively and voluble movements that resonate with life… real life.

That is the amazing career of an exemplary artist born a pianist and triumphant everywhere with her virtuosity, modesty, morals, manners and intelligence. She brought these innate virtues to the service of music all along her life of which she is proud but still keeps her modesty in spite of an international and meteoric career. This simplicity, perfection and ease are all the act of her great virtuosity in her fabulous moments.

Few contemporary pianists talked about their sensitivity with this moving vibration. Throbbing and tender at the same time, this is the reason why Polly Ferman will always be: outstanding, unique, singular, complete and irreplaceable from the repertoire, “Tangos, Habaneras and Milongas” and she highly deserves the title: “Music Ambassador of the Three Americas.”

We had heard her last February and wondered if the pianist, having warmed up her fingers and heart with Tangos, Habanera and Milongas etc., under Uruguay’s, New York’s or any other sky, will fill her lungs again with fresh air to recharge herself with a new repertoire keeping her promise after the famous music of the three Americas that was of superior and beautiful taste. This well chosen repertory includes George Gershwin, Scott Joplin, Gottschalk, Igor Stravinsky, Binelli, Mortet, Lagarmilla and Piazzolla.

Here we are meeting her again, after coming back from the United States, stopping over Lebanon with the collaboration of the Embassy of the United States, the Embassy of Uruguay and the “Selecteum des Arts et des Sciences” by which she was honored receiving its trophy, to perform once more in its Johann Sebastian Bach Hall, preparing for this concert a remarkable repertoire covering the musical heritage of many countries, since she felt so close to all the countries of America and all the teeming musical eras whose classic repertoires she is so fond of, from Tangos of all sorts to Habaneras, Milongas, Drums and Jazz.

Excellent pianist, she traveled all around the world as a soloist performing with the symphonies of Uruguay, San Francisco, New York’s Carnegie Hall, Tokyo Philharmonic, Colorado, Vancouver, etc.….

It is a reflection of the countries she visited that relives this musical heritage Ferman devoted to the different repertoires from Chabrier to the contemporaries. This would be enough to lead her to Glory.

Wherever she performed, Polly Ferman, the considerable pianist, learnt to hold the center stage in everything pertaining to music and the different repertoires of the great composers. We cite for example: Luis Gottschalk, Astor Piazzolla, Igor Stravinsky, Georges Gershwin, Luis CLuzeau Mortet, Ernesto Nazareth etc.…. and even a few famous European composers such as: Darius Milhaud, Emmanuel Charbier and many others. All was a sort of exclusivity in the hands of Mrs. Polly Ferman.

She is undoubtedly the first pianist who dedicated entire recitals to so many composers by having an amazing choice for each one to which, she brings something that reassures the timbre and tone. The almost magical balance between the structure and the sonority and first and foremost this ineffable thing under her fingers which is this sonority that at the same time and with the same blow is the monumental and imperious evidence of sound architecture, its beauty and harmony. Polly Ferman did not look for this insinuating and irrefutable quality of sonority… she deserved it for it is the fruit of her fervor, passion and precisely the exquisite talent of a great virtuoso.

Pianiste Polly Ferman

On l’avait entendu en décembre passé et on se dit que la pianiste s’étant chauffé les doigts et le cœur aux tangos, habanera et milongas etc., sous un ciel Uruguayen et New Yorkais ou autre, va s’emplir de nouveau les poumons d’air pur pour se défoncer et se ressourcer d’un nouveau répertoire comme elle nous a promis après cette fameuse musique des trois Amériques qui fut d’un goût racé et supérieur. Ce répertoire bien choisi (George Gershwin, Scott Joplin, Gottschalk, Igor Stravinsky, Binelli, Mortet, Lagarmilla et Piazzolla.

Et puis on la rencontre aujourd’hui, revenant des États-Unis, faisant escale au Liban par l’intermédiaire de l’Ambassade des États-Unis et de l’Ambassade d’Uruguay et du centre culturel « Selecteum des Arts et des Sciences » pour performer de nouveau dans ses locaux précisément à la salle Jean Sébastien Bach dont elle porte le trophée, préparant pour ce concert un répertoire remarquable englobant l’héritage musical de plusieurs pays, puisqu’elle se sentait si intimement proche de tous les pays de l’Amérique et toutes les époques musicales foisonnantes dont elle en est passionnée par leur musique du répertoire classique, aux Tangos de toutes sortes, des Habaneras, Milongas aux Drums et Jazz.

Excellente pianiste, elle a parcouru le monde comme soliste, performant avec les symphonies d’Uruguay, San Francisco, New York’s Carnegie Hall, Tokyo Philarmonique, Colorado et Vancouver philarmonique etc.….

C’est tout un reflet des pays qu’elle a parcouru, qui revit cet héritage de musique que Ferman a voué aux différents répertoires depuis Chabrier jusqu’ aux contemporains. Cela suffirait à une Gloire.

Polly Ferman, pianiste aussi considérable, avait appris à tenir le devant de la scène partout où elle performait et évidemment de tout ce qui touchait à la musique et aux différents répertoires, des grands compositeurs. Citons quelques noms comme par exemple : Luis Cluzeau, Francisco Mignone, Alberto Williams, Cervantes, Penaforte, etc.…. et même quelques fameux compositeurs Européens comme : Darius Milhaud, Emmanuel Charbier, Eric Satie, et tant d’autres et tout demeurait comme une sorte d’exclusivité dans les mains de Mme. Polly Ferman.

Elle est sans doute la première pianiste à consacrer à autant de nombres de compositeurs, des pleins récitals en choisissant pour chaque récital, un choix admirable pour lequel elle apporte quelque chose qui affirme le timbre et le ton : l’équilibre, presque magique, de la structure et de la sonorité et tout d’abord, cette chose ineffable sous ses doigts, qui est cette sonorité et qui est en même temps, ou du même coup, comme l’évidence monumentale et impérieuse d’une architecture du son, de sa beauté et son harmonie. Cette qualité de sonorité insinuante et irréfutable, Polly Ferman ne l’a pas cherchée… elle l’a méritée puisqu’elle est le fruit de sa ferveur, sa passion et précisément le talent exquis d’une grande virtuose.

Dédé Hourani · Collected writings.